Entreprendre au féminin : motivations, freins et solutions pour passer à l’action


De plus en plus de femmes choisissent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, attirées par l’idée d’être à leur compte et de donner un sens nouveau à leur parcours professionnel. Selon une étude France Active – Fédération bancaire française réalisée par OpinionWay, 56% y voient une opportunité de donner du sens à leur vie, tandis que 52% d’entre elles souhaitent franchir le pas pour concrétiser une idée personnelle. 

Une envie d’entreprendre qui progresse

Le dernier baromètre OpinionWay pour France Active et la FBF révèle que l’envie d’entreprendre progresse chez les femmes mais la perception d’obstacles reste forte. 24% envisagent de créer leur entreprise (+3 pts), une proportion qui atteint 32 % chez les moins de 60 ans.  

Leurs principales motivations ? 56% des femmes veulent donner du sens à leur vie professionnelle et 52% concrétiser une idée personnelle. Chez les moins de 35 ans, ce sont plutôt des raisons économiques qui les poussent à entreprendre : 34 % d’entre elles y voient un moyen de sortir d’une situation professionnelle précaire.  

Dans le contexte économique incertain, ce baromètre révèle aussi que le salariat regagne du terrain, 49% des femmes souhaite être salariées (soit + 8 pts par rapport à 2025) au dépend de la création d’entreprise.  

 

Les freins à l’entrepreneuriat féminin  

Les obstacles identifiés par les femmes qui souhaitant entreprendre restent principalement d’ordre économique, psychologique ou administratif. Ainsi, une femme sur trois estime ne pas disposer d’un capital de départ suffisant, tandis que 27 % redoutent des difficultés d’accès au financement. Par ailleurs, la peur de l’échec touche une femme sur trois, et 29 % soulignent la complexité des démarches administratives comme un frein majeur à leur projet. 

Les solutions pour inciter les femmes à se lancer  

Pour cela, le sondage réalisé par OpinionWay pour France Active et la FBF met en avant 3 solutions qui permettrait aux femmes de se lancer dans l’entrepreneuriat.  

  • Une meilleure égalité dans la sphère privée 
    Pour 49 % des femmes, une meilleure répartition des tâches domestiques et familiales constitue une condition indispensable pour favoriser l’entrepreneuriat — un avis partagé par seulement 39 % des hommes. Cette volonté s’accompagne d’une demande accrue de dispositifs facilitant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, soutenue par 49 % des répondantes (soit +4 points par rapport aux précédentes mesures). 

 

  • Une simplification des démarches administratives  
    La simplification des démarches administratives est plébiscitée par 53 % des Français, soit +5 points par rapport à 2025. Une réduction de la complexité permettrait de limiter le découragement et de favoriser le passage à l’acte entrepreneurial. 
     

  • Des dispositifs d’accompagnement et de formations  
    42 % des femmes insistent sur la nécessité de disposer de programmes d’accompagnement, de mentorat et de formation pour sécuriser leur projet entrepreneurial. 

Trois parcours de femmes inspirantes et engagées

Pauline Katchavenda : le recyclage de menuiserie inclusif à grande échelle

Pauline Katchavenda, fondatrice de Recyfe, révolutionne le recyclage des menuiseries en France avec un modèle d’économie circulaire inclusif. À la tête du premier réseau national de recyclage de fenêtres en fin de vie, elle fédère 23 entreprises d’insertion pour collecter, traiter et réintroduire les matériaux dans de nouvelles productions, réduisant ainsi de plus de 60 % les émissions de CO₂ par tonne de verre recyclée. Son ambition : circulariser toute la filière du bâtiment, en partenariat avec des géants comme Saint-Gobain, tout en créant des emplois locaux et inclusifs. 

Avec Recyfe, Pauline Katchavenda prouve que l’économie circulaire peut concilier performance environnementale et impact social. Le réseau, soutenu par France Active, valorise plus de 90 % des composants d’une fenêtre, évitant l’enfouissement et favorisant le réemploi. Son approche, à la fois innovante et ancrée dans les territoires, inspire une nouvelle génération d’entrepreneurs engagés pour une industrie du bâtiment plus durable et solidaire. 


Découvrir le projet

Maud Simian partie prenante d’une Scic pour soutenir l’agriculture locale

À Ance Féas, cinq agriculteurs unissent leurs forces pour créer une SCIC dédiée à l’élevage, la transformation et la vente de porcs en circuit ultra-local. Leur objectif : valoriser 600 hectares de terres communales abandonnées, en y élevant des cochons en plein air (moins de 10 par hectare), pour un impact environnemental minimal. Face au manque d’atelier de transformation à proximité, ils montent une conserverie et un magasin, bouclant ainsi une filière 100 % locale. 

Soutenus par la mairie et les habitants, ils transforment 100 tonnes de viande par an et créent cinq emplois, redynamisant l’économie de la vallée. Le projet, structuré avec l’aide de France Active, allie écologie, ancrage territorial et gouvernance coopérative. La viande, née et transformée à moins de 15 minutes, séduit une clientèle fidèle, tandis que la SCIC incarne une alternative durable aux modèles industriels. Preuve qu’une agriculture collective et responsable peut faire vivre les territoires.


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A 21 ans, elle reprend la boutique où elle a fait son alternance

À 21 ans, Honorine Meunier reprend la boutique « La fée des Fleurs » à Secondigny en Nouvelle Aquitaine, transformant son alternance en projet engagé. Passionnée de nature, elle privilégie les fleurs locales, de saison et sans pesticides, pour une consommation responsable : « Cette semaine, j’ai reçu un arrivage d’une ferme florale des Deux-Sèvres, située à quelques kilomètres seulement de mon atelier » nous indique-t-elle.  

Soutenue par France Active, elle incarne une jeunesse entrepreneuriale audacieuse, alliant écologie et ancrage territorial. Son objectif : éduquer à une consommation consciente et dynamiser la vie locale. Avec des partenariats locaux et une offre authentique, elle prouve qu’entreprendre jeune rime avec innovation durable.

 

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Mirova Foundation soutient l’entrepreneuriat féminin

Aux côtés de France Active, Mirova Foundation contribue aussi à rendre accessible l’entrepreneuriat aux femmes…

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Entreprendre au féminin : motivations, freins et solutions pour passer à l’action


De plus en plus de femmes choisissent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, attirées par l’idée d’être à leur compte et de donner un sens nouveau à leur parcours professionnel. Selon une étude France Active – Fédération bancaire française réalisée par OpinionWay dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, 56% y voient une opportunité de donner du sens à leur vie, tandis que 52% d’entre elles souhaitent franchir le pas pour concrétiser une idée personnelle.  

Une envie d’entreprendre qui progresse

Le dernier baromètre OpinionWay pour France Active et la FBF révèle que l’envie d’entreprendre progresse chez les femmes mais la perception d’obstacles reste forte. 24% envisagent de créer leur entreprise (+3 pts), une proportion qui atteint 32 % chez les moins de 60 ans.  

Leurs principales motivations ? 56% des femmes veulent donner du sens à leur vie professionnelle et 52% concrétiser une idée personnelle. Chez les moins de 35 ans, ce sont plutôt des raisons économiques qui les poussent à entreprendre : 34 % d’entre elles y voient un moyen de sortir d’une situation professionnelle précaire.  

Dans le contexte économique incertain, ce baromètre révèle aussi que le salariat regagne du terrain, 49% des femmes souhaite être salariées (soit + 8 pts par rapport à 2025) au dépend de la création d’entreprise.  

 

Les freins à l’entrepreneuriat féminin  

Les obstacles identifiés par les femmes qui souhaitant entreprendre restent principalement d’ordre économique, psychologique ou administratif. Ainsi, une femme sur trois estime ne pas disposer d’un capital de départ suffisant, tandis que 27 % redoutent des difficultés d’accès au financement. Par ailleurs, la peur de l’échec touche une femme sur trois, et 29 % soulignent la complexité des démarches administratives comme un frein majeur à leur projet. 

Les solutions pour inciter les femmes à se lancer  

Pour cela, le sondage réalisé par OpinionWay pour France Active et la FBF met en avant 3 solutions qui permettrait aux femmes de se lancer dans l’entrepreneuriat.  

  • Une meilleure égalité dans la sphère privée 
    Pour 49 % des femmes, une meilleure répartition des tâches domestiques et familiales constitue une condition indispensable pour favoriser l’entrepreneuriat — un avis partagé par seulement 39 % des hommes. Cette volonté s’accompagne d’une demande accrue de dispositifs facilitant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, soutenue par 49 % des répondantes (soit +4 points par rapport aux précédentes mesures). 

 

  • Une simplification des démarches administratives  
    La simplification des démarches administratives est plébiscitée par 53 % des Français, soit +5 points par rapport à 2025. Une réduction de la complexité permettrait de limiter le découragement et de favoriser le passage à l’acte entrepreneurial. 
     

  • Des dispositifs d’accompagnement et de formations  
    42 % des femmes insistent sur la nécessité de disposer de programmes d’accompagnement, de mentorat et de formation pour sécuriser leur projet entrepreneurial. 



Lire le communiqué de presse


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Trois parcours de femmes inspirantes et engagées

Pauline Katchavenda : le recyclage de menuiserie inclusif à grande échelle

Pauline Katchavenda, fondatrice de Recyfe, révolutionne le recyclage des menuiseries en France avec un modèle d’économie circulaire inclusif. À la tête du premier réseau national de recyclage de fenêtres en fin de vie, elle fédère 23 entreprises d’insertion pour collecter, traiter et réintroduire les matériaux dans de nouvelles productions, réduisant ainsi de plus de 60 % les émissions de CO₂ par tonne de verre recyclée. Son ambition : circulariser toute la filière du bâtiment, en partenariat avec des géants comme Saint-Gobain, tout en créant des emplois locaux et inclusifs. 

Avec Recyfe, Pauline Katchavenda prouve que l’économie circulaire peut concilier performance environnementale et impact social. Le réseau, soutenu par France Active, valorise plus de 90 % des composants d’une fenêtre, évitant l’enfouissement et favorisant le réemploi. Son approche, à la fois innovante et ancrée dans les territoires, inspire une nouvelle génération d’entrepreneurs engagés pour une industrie du bâtiment plus durable et solidaire. 


Découvrir Recyfe

Maud Simian partie prenante d’une Scic pour soutenir l’agriculture locale

À Ance Féas, cinq agriculteurs unissent leurs forces pour créer une SCIC dédiée à l’élevage, la transformation et la vente de porcs en circuit ultra-local. Leur objectif : valoriser 600 hectares de terres communales abandonnées, en y élevant des cochons en plein air (moins de 10 par hectare), pour un impact environnemental minimal. Face au manque d’atelier de transformation à proximité, ils montent une conserverie et un magasin, bouclant ainsi une filière 100 % locale. 

Soutenus par la mairie et les habitants, ils transforment 100 tonnes de viande par an et créent cinq emplois, redynamisant l’économie de la vallée. Le projet, structuré avec l’aide de France Active, allie écologie, ancrage territorial et gouvernance coopérative. La viande, née et transformée à moins de 15 minutes, séduit une clientèle fidèle, tandis que la SCIC incarne une alternative durable aux modèles industriels. Preuve qu’une agriculture collective et responsable peut faire vivre les territoires.


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A 21 ans, elle reprend la boutique où elle a fait son alternance

À 21 ans, Honorine Meunier reprend la boutique « La fée des Fleurs » à Secondigny en Nouvelle Aquitaine, transformant son alternance en projet engagé. Passionnée de nature, elle privilégie les fleurs locales, de saison et sans pesticides, pour une consommation responsable : « Cette semaine, j’ai reçu un arrivage d’une ferme florale des Deux-Sèvres, située à quelques kilomètres seulement de mon atelier » nous indique-t-elle.  

Soutenue par France Active, elle incarne une jeunesse entrepreneuriale audacieuse, alliant écologie et ancrage territorial. Son objectif : éduquer à une consommation consciente et dynamiser la vie locale. Avec des partenariats locaux et une offre authentique, elle prouve qu’entreprendre jeune rime avec innovation durable.

 

Découvrire la boutique La Fée des Fleurs

Mirova Foundation soutient l’entrepreneuriat féminin

« L’égalité d’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat constitue un levier essentiel de justice sociale et de développement économique. Mais comme nous le montre cette étude, de nombreuses femmes continuent de rencontrer des freins structurels, sociaux et culturels qui limitent leur capacité à créer et développer une activité. Pourtant, ces 3 portraits de femmes nous prouvent que l’entreprenariat féminin peut être un formidable levier d’autonomie, d’innovation sociale et de transformation des parcours de vie ! Soutenir France Active et les acteurs associatifs qui y contribuent, c’est donc aussi soutenir cela ! »

Anne-Claire Roux, Directrice générale de Mirova Foundation

 L’accompagnement joue un rôle clé dans la pérennité des entreprises. Nous pensons que  l’entrepreneuriat féminin est un enjeu de société, c’est pourquoi depuis plus de 15 ans avec le soutien du ministère à l’Égalité entre les femmes et les hommes nous accompagnons les femmes, en leur facilitant l’accès à la création d’entreprise. Toute femme qui souhaite entreprendre doit pouvoir avoir les mêmes chances que son homologue masculin, c’est un devoir qui doit concerner la société tout entière .

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L’entrepreneuriat féminin : étude, chiffres clés et parcours inspirants

 

Focus sur 3 histoires d’entrepreneures qui vont à l’encontre des idées reçues

Malgré un environnement économique incertain, l’entrepreneuriat attire de nombreuses femmes qui considèrent qu’être son propre patron est plus motivant qu’être salariée. Si elles franchissent le pas de l’entrepreneuriat, la majorité d’entre elles le font pour concrétiser une idée personnelle (57%) et pour donner du sens à leur vie (56%).

Retrouvez dans cet article, les principales données de l’étude France Active – Fédération bancaire française mené par Opinionway et l’accompagnement que propose le réseau aux femmes entrepreneure.

Pour illustrer l’entrepreneuriat au féminin, découvrez 3 exemples de femmes qui se sont lancées dans un même secteur, celui de l’économie circulaire.

Chiffres clés sur l’entrepreneuriat féminin en 2025

L’étude révèle que 20 % des femmes souhaitent créer leur entreprise. Toutefois, par rapport à l’année précédente, l’envie de se lancer diminue de 6 % chez les femmes, tandis qu’elle reste stable chez les hommes.

Motivations principales des femmes entrepreneures

  • 57 % veulent concrétiser une idée personnelle (+10 % par rapport à 2024)
  • 56 % cherchent à donner du sens à leur vie professionnelle (+12 % par rapport à 2024)
  • Les hommes, en revanche, sont plus motivés par le gain financier

Obstacles à l’entrepreneuriat féminin

Les freins identifiés par les femmes sont :

  • Le manque de capital de départ (45 %)
  • L’incompatibilité avec leur vie de famille (33 %)
  • La complexité des démarches administratives (45 %)

Solutions pour encourager l’entrepreneuriat féminin

Les femmes interrogées estiment que pour favoriser l’entrepreneuriat au féminin, il est nécessaire de :

  • Simplifier les démarches administratives et réduire les obstacles réglementaires (48 %)
  • Mettre en place des dispositifs pour concilier vie professionnelle et personnelle (45 %)
  • Mieux répartir les tâches familiales (42 %)

L’accompagnement de France Active pour les femmes entrepreneures

Pour soutenir les femmes entrepreneurs, France Active a mis en place une garantie spécifique qui leur permet d’emprunter sans caution personnelle. Cette garantie est proposée dans le cadre d’un accompagnement plus large de l’entrepreneure. Par ailleurs, des programmes d’accompagnement et des temps de rencontres spécifiques aux femmes sont organisés dans la plupart des territoires.

3 exemples de femmes qui ont développé leur projet dans des territoires ruraux, grâce à l’investissement :

Clémence Ducroquet-Talleu : une coopérative laitière en plein essor

Directrice de la Coopérative Fruitière Lait Prairies du Boulonnais, Clémence Ducroquet-Talleu a su rassembler sept exploitations pour mutualiser leurs ressources. Cette coopérative permet de partager les équipements pour la collecte, la pasteurisation et la transformation des produits laitiers.

Son modèle fonctionne : le chiffre d’affaires augmente de 20 % par an et la clientèle s’étend de la grande distribution aux hôtels et aux établissements scolaires.

Témoignage complet

Sandra GRENTZINGER, directrice de la Marpa de la Doller

Située à Sentheim, bourg de 1600 habitants au cœur de l’Alsace, cette Maison d’accueil et de résidence pour l’autonomie (Marpa) accueille au maximum 25 résidents. Moyenne d’âge : 87 ans. Tous ont un appartement privatif (T1bis de 40 m2 pour les personnes seules et T2 de 50 m2 pour les couples), avec la possibilité de partager les repas ensemble et de profiter des espaces communs, ainsi que des moments convivialité et d’activité. L’objectif est que chacun puisse participer à la vie de la Maison. Ils peuvent ainsi donner leur avis sur le menu de la semaine ou le programme d’activités, donner un coup de main pour les préparations culinaires ou pour préparer la table… C’est une vraie maison de vie, où les capacités de chacun sont valorisées et le sentiment d’utilité dynamisé ! Le tout dirigé par une femme, Sandra Grentzinger, qui a le souci du bien-être de chacun.

Témoignage complet

Natacha KANCEL, responsable projet de Drain’ailes

C’est à Sainte-Rose, au nord Basse-Terre en Guadeloupe, que Natacha Kancel a implanté son atelier chantier d’insertion Drain’ailes, dans une ville souvent citée malheureusement pour son chômage et son taux de délinquance. Sur cette exploitation, elle y emploie une douzaine de femmes en insertion, majoritairement des mères isolées, autour de trois activités : agroforesterie (cacao, vanille, café, …), agriculture biologique en permaculture (maraîchage, arbres fruitiers…) et agro-transformation (sauces, assaisonnements, jus…). Drain’ailes est la première association Guadeloupéenne a bénéficié d’un prêt à titre gratuit.

Cet outil constitue une solution accessible et un vrai levier pour les associations qui ont souvent des difficultés à accéder aux prêts bancaires. France Active intervient comme co-financeur à hauteur de 70% des besoins aux côtés de la Banque des Territoires, la Région et le Département. Natacha Kancel a voulu créer ce lieu d’insertion pour les femmes et par les femmes à travers le souvenir de sa grand-mère qui subvenait aux besoins de la famille en cultivant la terre.

Témoignage complet

L’entrepreneuriat féminin est une dynamique en plein développement, malgré des freins persistants. Avec des dispositifs de soutien comme ceux de France Active, de plus en plus de femmes osent franchir le cap et donner vie à leur projet. Les histoires inspirantes de Clémence, Sandra et Natacha montrent qu’il est possible de réussir, même dans des secteurs et des territoires peu explorés par les femmes.

Vous souhaitez entreprendre ?

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France Active : des résultats 2024 qui conjuguent utilité sociale et performance économique

France Active : des résultats 2024 qui conjuguent utilité sociale et performance économique



Dans un contexte économique incertain, France Active confirme son rôle moteur dans l’accompagnement des entreprises engagées. En 2024, le premier réseau de la finance solidaire en France a mobilisé 491 millions d’euros pour soutenir 37 458 entreprises, démontrant ainsi qu’il est possible de concilier utilité sociale et performance économique. Grâce à son action, ces entreprises résistent mieux aux aléas conjoncturels et affichent une pérennité supérieure aux moyennes nationales.

Une contribution économique et sociale en croissance

En 2024, France Active a mobilisé 491 millions d’euros au profit de 37 458 entrepreneurs et structures de l’Économie sociale et solidaire (ESS), soit +3 % par rapport à 2023. Grâce à ses outils de garantie (jusqu’à 80 % du montant emprunté) et d’investissement, le réseau favorise l’accès au crédit bancaire pour des créateurs en situation de fragilité et soutient la consolidation des entreprises à fort impact social et environnemental.

Dans un contexte budgétaire contraint, le mouvement associatif démontre sa capacité à agir pour l’intérêt général avec un coût financier modeste grâce à l’effet de levier vers l’épargne privée et aux choix d’outils sobres en ressources publiques (garantie, et investissement). Et cette action se traduit notamment par la réinsertion des demandeurs d’emploi qui créent leur entreprise, le développement de structures à fort impact social dans les territoires fragiles, la redynamisation des territoires par un tissu d’entreprises de proximité orientées vers les besoins de tous.

Ce soutien financier est complété par nombreux programmes locaux, ayant bénéficié à 10 000 entreprises en 2024, renforçant ainsi la solidité et la résilience des projets financés.

L’accompagnement de France Active a en effet permis la création et la consolidation de 70 000 emplois en 2024, contre 67 000 en 2023. La progression est particulièrement marquée dans les territoires fragiles, notamment dans les Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV) et les zones rurales (ex-ZRR), en lien avec le programme gouvernemental Quartiers 2030, piloté par Bpifrance.

Dans ces territoires, la part des entrepreneurs en phase de création a progressé de 25 % en 2021 à près de 30 % en 2024, témoignant d’un accès accru au financement pour les porteurs de projets les plus éloignés du système bancaire.

En bénéficiant du soutien constant de l’Etat, via le Fonds de Cohésion Sociale, et de toutes les Régions, France Active développe des solutions de garantie d’emprunt qui lui donne une place à part dans le secteur bancaire. Et sur les questions d’investissement, France Active Investissement mobilise l’épargne solidaire des Français que lui confient les principales sociétés de gestion.

Profils des créateurs accompagnés par France Active en 2024

>100 % des créateurs soutenus sont demandeurs d’emploi, dont 37 % en situation de grande précarité (demandeurs d’emploi de longue durée, bénéficiaires des minimas sociaux…).

>45 % des entrepreneurs accompagnés sont des femmes, bénéficiant notamment de la Garantie Égalité Femmes et de plusieurs programmes locaux dédiés.

>31 % des entrepreneurs ont moins de 30 ans (vs 28,3 % en 2021), avec un niveau de diplôme de Bac ou inférieur pour 54 % d’entre eux (vs 51 % en 2023)

Des entreprises plus résistantes aux crises

Les entreprises financées par France Active affichent pourtant une pérennité supérieure aux moyennes nationales. Ainsi, 93 % des entreprises ayant bénéficié d’une garantie bancaire en 2018 sont toujours en activité trois ans après, contre 82 % pour l’ensemble des entreprises françaises (Dernière étude à date de l’Insee publiée le 6 décembre 2023. Voir sur leur site) et 75,2 % pour les entreprises individuelles hors micro-entreprise.
En 2024, alors que la Banque de France observe une hausse de 17 % des défaillances d’entreprises (Données Banque de France au 31 décembre 2024), celles accompagnées par France Active enregistrent une progression limitée à 5 % seulement.

Pierre-René LEMAS

Président de France Active

Malgré le contexte économique tendu, France Active réussit le pari de concilier utilité sociale et performance économique à travers les 37 500 entreprises accompagnées et financées. Nous permettons à toujours plus de créateurs en situation de fragilité d’accéder au crédit bancaire et renforçons notre investissement dans les entreprises les plus engagées sur les enjeux sociaux et écologiques. Nous démontrons toute la résilience de ces entreprises qui résistent bien mieux que les autres aux aléas de la conjoncture. L’apport de fonds publics et la contribution de l’épargne solidaire à notre modèle génèrent un effet d’entrainement vertueux au développement économique de notre pays. 

Des investissements au service de la transition sociale et écologique

L’écologie, le social, l’emploi, les territoires et la gouvernance démocratique sont les 5 piliers fondamentaux auxquels France Active confronte les entreprises les plus engagées dans la phase d’accompagnement et de financement à toute phase de vie.

En 2024, la croissance de ses investissements solidaires s’est élevée à plus de 23% pour atteindre 77,5 M€ auprès de 1351 associations et entreprises.

67 % des entreprises financées portent une mission sociale ou environnementale, avec une dynamique forte en faveur des modèles coopératifs, qui répondent à une demande croissante de gouvernance participative.

Par ailleurs, grâce à l’effet levier généré par ses partenaires (Banque des Territoires, Mirova…), 1 euro investi par France Active a généré en 2024, 4 euros supplémentaires, sécurisant ainsi le développement des projets tout en partageant le risque avec d’autres investisseurs publics et privés.

Exemples de projets soutenus par France Active


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Avec Décembre Engagé 2024, passez des bonnes intentions aux bonnes actions !


En décembre, c’est vous, citoyens, qui avez le pouvoir de changer la société ! Les projets engagés accompagnés par France Active proposent des solutions toujours plus locales inclusives, solidaires, écologiques…

C’est en choisissant de les soutenir, et de s’en inspirer pour changer nos comportements que nous pouvons vraiment agir positivement sur l’économie, sur les territoires.

 

La consommation responsable, c’est choisir de faire du bien à la planète et aux autres.

 

Pendant tout le mois de décembre, vous découvrirez :

Les bonnes intentions 💡

> Ce sont toutes les idées portées par les entrepreneurs engagés, toutes les solutions qu’ils développent pour répondre aux problématiques des citoyens.

Les bonnes actions
> Ce sont les différentes manières qu’ont les citoyens pour pouvoir s’engager en s’inspirant du projet mis en avant.

Sur les réseaux sociaux, partez à la découverte des projets mis en valeur par les associations du mouvement France Active grâce au hashtag  #DécembreEngagé.

A votre disposition, une carte interactive qui recueille toutes les initiatives mises en avant pour l’édition 2024.

Avec l’association Carton Plein,
l’insertion sociale fait un carton !

La bonne idée

Cette association d’insertion sociale et professionnelle forme et accompagne vers l’emploi des personnes en situation d’exclusion. Ils collectent et réemploient dans leurs ateliers des cartons usagés et proposent des déménagements et livraisons à vélo.

 

La bonne action

Pour les soutenir vous pouvez :

  • donner vos cartons usagés (professionnel comme particulier)
  • déménager à vélo si vous êtes en région parisienne
  • utiliser votre vélo pour un maximum de déplacement


Découvrez leur site internet

https://vimeo.com/1034563534

Des vacances éco-responsable avec le CPA Lathus

La bonne idée

Le CPA Lathus, une association d’éducation populaire, propose des séjours vacances dans un esprit « colo » à faible impact écologique : bâtiment écoresponsable, alimentation en circuit-court, éducation au développement durable.

 

La bonne action

Vous pouvez choisir des vacances plus respectueuses de l’environnement. Quoi de mieux pour découvrir les belles régions françaises ?

 

Un projet mis en avant par France Active Nouvelle Aquitaine, d’autres initiatives inspirantes à découvrir par ici.


Découvrez leur site internet

https://youtu.be/giWowYb6Oeg?si=Ke9OdYfa63JwVhjD

Yoti, les jeux et jouets solidaires

La bonne idée

Afin de lutter contre le gaspillage et la pollution, Yoti collecte des jeux et jouets peu importe l’état auprès des particuliers, collectivités, entreprises privées ! Le tri, en passant par la réparation et le nettoyage, sont réalisés par des détenus accompagnés dans leur réinsertion vers à l’emploi. Toutes ces merveilles sont ensuite remises sur le marché via une boutique en ligne.

La bonne action

  • Donnez des jeux et jouets, même incomplets ou usés.
  • Achetez des jouets reconditionnés sur leur site.
  • Sensibiliser votre entourage à la réduction des déchets.

Un projet accompagné par France Active Val-d’Oise Yvelines et France Active Ile-de-France


Découvrez leur site internet

https://vimeo.com/1038262289?share=copy#t=0

Le mouton à lunettes, habillez vos enfants sans déshabiller la planête

La bonne idée

Le Mouton à Lunettes habille les enfants sans déshabiller la
planète en proposant aux parents en quête de sens des solutions écologiques et
innovantes.

La bonne action

Le Mouton à Lunettes propose sur son site internet des alternatives de consommation plus responsable :

  • Achetez sur le site et bénéficiez d’une reprise du produit quand vous n’en avez plus l’utilité
  • Louez au lieu d’acheter
  • Réparez ou upcyclez, pour faire durer

Un projet accompagné par France Active Savoie Mont-Blanc, pour découvrir leurs projets #DécembreEngagé c’est par ici.


Découvrez leur site internet

https://vimeo.com/1038975946

Silence ça pousse, aux jardins du colibri

La bonne idée

Faire rentrer la nature en Ville, c’est la mission première des Jardins du Colibri. Cela est rendu possible par la création, la mise en œuvre, la gestion et l’animation de Jardins Partagés, pour le compte de communes, bailleurs, écoles, entreprises, maisons de retraites et EHPADs.

La bonne action

  • Faire un don à l’association

  • Devenir jardinier en herbe

  • Manger des fruits et légumes locaux et de saison

Un projet accompagné par France Active Provence Alpes Côte d’Azur, pour découvrir leurs projets #DécembreEngagé c’est par ici.


Découvrez leur site internet

https://vimeo.com/1040111912?share=copy

Du sport éthique et à petit prix avec La Recyclerie Sportive

La bonne idée

Un réseau de ressourcerie spécialisée dans le réemploi et la redistribution d’équipements sportifs. Boutiques solidaires, ateliers de co-réparation et animations toute l’année.

 

La bonne action

  • Achetez des équipements sportifs dans les boutiques solidaires.

  • Donnez vos équipements sportifs inutilisés.

  • Participez aux ateliers des recycleries sportives.


Découvrez leur site internet

https://vimeo.com/1040437054?share=copy

Réseau national des ressourceries et recycleries : moins de biens, plus de liens !

La bonne idée

Un réseau de ressourceries pour offrir une alternative à la surconsommation et développer les solidarités locales.

 

La bonne action

  • Achetez dans les ressourceries près de chez vous.
  • Donnez vos objets et habits aux ressourceries.
  • Devenir bénévole


Découvrez leur site internet

https://vimeo.com/1041217896?share=copy

Tourisme local & éthique avec Cocolodge

La bonne idée

Permettre aux agriculteurs de diversifier leurs activités et aux citoyens une solution de tourisme éthique au cœur d’une ferme.

La bonne action

  • Choisir l’agrotourisme, une forme de tourisme plus éthique
  • Utiliser les circuits courts de manière globale
  • Redécouvrir la France avec des séjours bas-carbone

Un projet accompagné par France Active Nord, pour découvrir leurs projets #DécembreEngagé c’est par ici.


Découvrez leur site internet

https://vimeo.com/1041219723?share=copy

Titang Récup, une nouvelle vie pour les textiles à la Réunion

La bonne idée

Filière de recyclage des textiles, linge de maison et chaussures usagés à La Réunion, visant à réduire les déchets et promouvoir une économie circulaire tout en favorisant l’insertion socioprofessionnelle.

La bonne action

  • Déposez vos textiles, linge de maison et chaussures usagés dans les points de collecte.
  • Achetez des produits recyclés et transformés par TiTang Recup.
  • Sensibilisez votre entourage à l’importance du recyclage et de l’économie circulaire.

Un projet accompagné par France Active Réunion pour découvrir leurs projets #DécembreEngagé c’est par ici.


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Habitat Cité, un logement pour tous

La bonne idée

Défendre le droit à un logement digne et réhabiliter des logements pour les personnes les plus démunies.

La bonne action

  • Participez aux campagnes de sensibilisation sur le droit au logement.

  • Faire un don pour soutenir leurs projets de réhabilitation


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Casser les clichés avec Belleville Citoyenne

La bonne idée

Encourager l’expression artistique et culturelle des jeunes et les accompagner vers l’insertion professionnelle.

La bonne action

  • Participer aux ateliers artistiques et culturels.
  • Soutenir les initiatives de l’association en assistant aux événements.
  • Faire un don


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En route pour 2025 avec Infini Cycle

La bonne idée

Un magasin de vélo engagé au cœur de Montpellier.

La bonne action

  • Favoriser les déplacements en vélo
  • Optez pour le cycle reconditionné
  • Se sensibiliser à l’écologie et à la mobilité douce

Un projet accompagné par France Active Airdie Occitanie, pour découvrir leurs projets #DécembreEngagé c’est par ici.


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Hommage à Claude Alphandéry – Résistant et visionnaire de l’Economie sociale et solidaire


Fondateur de France Active, Claude Alphandéry nous a quittés le 25 mars dernier à 101 ans. Sa vie résonne avec la reconnaissance de l’ESS et le développement de notre mouvement d’entrepreneurs engagés.

Claude Alphandéry a posé les fondements de la finance solidaire. Il a réussi à convaincre les banques et les investisseurs qu’une autre économie est possible. Une économie issue des territoires, portée par les citoyens, intégrant les enjeux sociaux et écologiques. Claude Alphandéry a réussi à initier de nouveaux modèles économiques qui placent l’utilité sociale au cœur des premiers attendus et qui remettent la rentabilité financière à sa juste place.

Claude Alphandéry : une vie d’engagement

Eternel résistant, économiste et financier engagé, militant, Claude Alphandéry, ce banquier pas comme les autres, il était une figure incontournable de l’Economie sociale et solidaire. Tout au long de sa vie, il réussit à mobiliser sans relâche les femmes, les hommes autour d’une économie plus inclusive et plus durable.

Claude Alphandéry : résistance et militantisme

Né en 1922, il nourrit, adolescent, l’espoir d’une société plus juste et se passionne pour le Front Populaire. L’effondrement de la France et sa soumission par le régime de Vichy le poussent à s’engager dans la Résistance.
Face à la division de celle-ci, il s’emploie à la fédérer. Il est missionné par Jean Moulin et parvient à unir toutes ses forces dans la Drôme dans un Comité Départemental de Libération (CDL) dont il devient le président.
C’est le moment où refusant le Service de travail obligatoire en Allemagne, les travailleurs français cherchent refuge dans les maquis. Avec le CDL, Claude Alphandéry organise, sécurise, ravitaille des dizaines de maquis à la lisière du Vercors. Il en fait aussi, entre les coups de main militaires, des « comités de citoyens » qui jouent un rôle déterminant dans la construction du programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Après la guerre, poursuivant son exploration des systèmes de pensée et de gouvernement, il part en URSS en poste à l’ambassade de France et ses relations avec la population soviétique le rapproche du parti communiste. Le rideau de fer le conduit à revenir en France ; il entre à l’ENA et à la Direction du Trésor. Ce sont 10 années marquées par son adhésion puis par son rejet du communisme, une rupture avec ses dirigeants, sur leur idéologie et leurs pratiques, mais non avec l’idéalisme des militants. Il est alors appelé aux USA en qualité d’expert à l’ONU. Il sera pendant son séjour impressionné par une économie et une société de consommation américaine entièrement orientées par et pour des profits financiers sans limite. Retour en France, il parvient dans les années 60 et 70, à la fin des « 30 glorieuses », à concilier sa passion militante pour une société plus juste et meilleure avec la capacité de l’inscrire dans la réalité économique. Banquier qui rend plus accessible et populaire le crédit immobilier long terme, il milite au club Jean Moulin pour la paix en Algérie et pour les droits des citoyens. Prenant la présidence de la commission de l’habitat du 5° plan, il écrit un livre pour une politique du logement social. En 1974, il pétitionne avec plusieurs grands patrons pour l’élection de François Mitterrand. Le retournement de l’économie mondiale à la fin des années 70, sous l’impulsion de Margaret Thatcher et Donald Reagan conduit Claude Alphandéry à s’engager complètement depuis 1980 dans son action militante.

Convaincu qu’il ne peut y avoir d’économie que sociale, il rejoint la Caisse des Dépôts au début des années 80. Il participe à la fondation de France Active et en prend la présidence en 1990. Depuis plus de 30 ans, l’association permet aux plus fragiles d’entreprendre et aux structures de l’insertion de développer leur activité. Claude Alphandéry a ainsi assisté et contribué à la naissance et au développement de milliers d’initiatives solidaires.

Président du Conseil national de l’insertion par l’activité économique, il crée également en 2010 le Labo de l’ESS pour promouvoir l’Economie sociale et solidaire au niveau national et européen.  

Alors qu’il fête ses 100 ans en 2022, il continue à s’indigner contre l’injustice et nous invite à aller plus loin dans l’innovation sociale pour explorer de nouvelles richesses, de nouvelles formes de production et de consommation mais aussi de nouvelles manières de décider et de faire mouvement, collectivement à travers cet appel lancé à la tribune lors de l’événement organisé par France Active pour fête ce centenaire d’engagement.

Le 4 mars 2024, il lance un tout dernier appel à la paix dans le Nouvel Obs, en voici la conclusion :

« Mon tout dernier appel, avec les forces qui me restent, c’est de vous inciter à tout mettre en œuvre pour que ce qui a motivé ma vie, le combat contre le fascisme, contre la barbarie et pour les droits humains, soit à nouveau mobilisé dans une grande alliance humaniste des forces de vie.

Agissez comme si vous ne pouviez pas échouer. »

Hommage de Pierre-René Lemas, président de France Active

« Jusqu’à ses derniers moments, Claude Alphandéry a incarné l’esprit de résistance, fondé sur la foi dans l’humain et la solidarité.
Son appel dans le Nouvel Obs, il y a quelques jours seulement pour une « grande alliance humaniste des forces de vie », nous oblige.
Fidèle aux combats qui furent les siens dans le Vercors, convaincu que les seules voies d’action sont la solidarité et la coopération, il a fondé il y plus de 30 ans l’Economie sociale et solidaire.
Il a donné naissance en 1988 à France Active, association que j’ai l’honneur de présider depuis 2018, après Christian Sautter. Il n’a eu de cesse de partager avec toutes les équipes, salariés et bénévoles, son combat pour mettre les femmes et les hommes au cœur des enjeux économiques.
Son action pour une économie profondément humaine et pour une société fraternelle est la nôtre. Il était à la fois notre père fondateur et notre grand frère et il n’a eu de cesse de partager avec toutes les équipes, salariés et bénévoles, son combat généreux.
Jusqu’à ces dernières semaines, il était avec nous dans nos réunions à Montreuil, le regard bienveillant et le discours ferme, fidèle à ses engagements et nous l’écoutions formulant encore des projets d’avenir.
Au Labo de l’ESS, comme à France Active, il a toujours lutté contre la course aux profits démesurés et ses conséquences sociales et environnementales. Claude a su nous ouvrir les yeux sur la multitude d’initiatives solidaires que portent nos territoires. Il nous a convaincu que toutes ces réussites pouvaient contribuer à transformer notre société, à nous engager dans une transition véritablement juste et durable.
Continuer à agir contre la fatalité, se battre pour l’inclusion, construire une société à la fois solidaire et écologique, c’est le meilleur hommage que nous puissions lui rendre.
Au nom de tout le réseau de France Active, salariés et bénévoles, j’adresse toutes nos pensées à sa famille et à ses proches. »

Les hommages de la présidence de la République et quelques articles de presse :

L’Elysée – Disparition de Claude Alphandéry – 27/03/2024

Le Monde – La mort de Claude Alphandéry, héros de la Résistance et économiste engagé – 26/03/2024. 

Libération – Mort de Claude Alphandéry : de la banque à «Libé», un siècle de solidarité – 26/03/2024. 

France Info – Pierre-René Lemas intervenait sur la question du déficit public et rend hommage à Claude Alphandéry à la fin de son interview – 26/03/2024.

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Femme et entrepreneuriat : chiffres clés 2024

 

Les femmes plus motivées que les hommes pour créer, malgré la perception de difficultés qui demeurent

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, France Active et la Fédération bancaire française interrogent les Français au sujet de la création d’entreprise via un sondage Opinionway. Un baromètre qui permettra de mettre en avant les évolutions de perception qu’ils ont au sujet de l’entrepreneuriat entre 2020 et 2024.

Les femmes toujours intéressées par l’entrepreneuriat

Même si le salariat, en cette période incertaine, redevient une valeur refuge (+15 points entre 2020 et 2024), 45% des personnes interrogées ont envie de créer leur entreprise, avec une proportion qui grimpe à 48% chez les femmes, contre 40% pour les hommes. Parmi celles qui sont prêtes à se lancer, l’opportunité de gagner plus d’argent, arrive en tête des motivations chez les femmes (54 % vs 49% des hommes). La création d’entreprise est perçue comme une opportunité de sortir d’une situation professionnelle précaire (32%).

L’envie de concrétiser une idée personnelle qui leur tient à cœur arrive en 2ème position (49% des femmes, vs 59% des hommes), suivi par l’envie de donner plus de sens à leur vie professionnelle (45%).

L’accès au financement : une représentation éloignée de la réalité

Plus de 2 français sur 3 estiment qu’il n’est ni plus facile ni plus difficile et même parfois plus facile pour une femme que pour un homme d’obtenir un prêt bancaire afin de créer son entreprise.

  • 39% des femmes pensent que l’accès aux prêts bancaires serait plus difficile pour elles et 25% des hommes ont le même sentiment.
  • Environ 1 femme sur 5 estime qu’elles osent moins demander des crédits et des financements bancaires que les hommes.
  • Autre frein, la vie familiale. 38% des femmes pensent qu’elles osent moins mettre de côté la vie de famille que les hommes.


Télécharger l’étude

3 femmes entrepreneures à l’honneur


Ngnoc Lan LOI

Fondatrice et dirigeante des Valoristes

Depuis son lancement en 2021, l’association ‘’Les Valoristes’’ incarne une initiative axée sur l’économie circulaire et l’insertion. Fondée par Ngoc-Lan Loi, l’association poursuit deux missions majeures : l’inclusion de personnes éloignées de l’emploi et la transition écologique en favorisant des pratiques d’économie circulaire.

Aujourd’hui les Valoristes, ce sont : des ateliers de sensibilisation à l’économie circulaire mais aussi de la collecte, du tri et de la réparation d’objets variés dans le but de réaliser du mobilier ou des accessoires upcyclés. Ces activités permettent à des personnes éloignées de l’emploi de reprendre confiance en elles et d’acquérir un bagage professionnel pour postuler ensuite dans les secteurs de l’artisanat, du bâtiment ou de la logistique.

Lydia LEONARD SINAN

Dirigeante du restaurant adapté Comme à la maison

Comme à la maison, un restaurant récemment repris par Lydia Léonard Sinan qui lui permet d’allier sa passion pour le contact humain et son engagement envers l’inclusion des personnes en situation de handicap. Après 18 ans de carrière dans le secteur médico-social et différentes évolutions de postes, elle avait progressivement perdu le lien humain qui l’animait à ses débuts. C’est pour retrouver ce lien qu’elle s’est lancé dans l’aventure de la reprise d’un restaurant adapté après avoir effectué des stages dans la restauration.

Aujourd’hui elle anime une équipe de 3 salariés dont 2 en situation de handicap et propose 45 repas par jour dans ce restaurant au cœur de Vitré en Bretagne.

Valentine TEZIER

Fondatrice de Laplace to Be

Créer un espace dédié aux entrepreneurs, telle était la volonté de Valentine et de son associé. Laplace to Be est né en juin 2020, il s’agit plus qu’un espace de coworking avec des studios, un espace événementiel, des salles de réunions agiles et des espaces de travail, c’est un véritable lieu d’émulation collective. L’entrepreneuriat féminin est au cœur du projet avec la participation de la structure au réseau « bouge ta boîte » qui incite les entrepreneures à se rencontrer et coopérer.

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Le vélo comme réponse aux enjeux d’aujourd’hui et demain ? Réponse avec l’association Pont et Pignons

Julien PARET

Membre fondateur & salarié de l’association

Pont & Pignons, recyclerie de vélo

Nous considérons la pratique du vélo comme une solution efficace, écologique et saine pour nos déplacements. Portées par les valeurs de l’économie sociale et solidaire et de respect de l’environnement, nos missions sont multiples et notre ambition est grande pour les générations à venir. 


Place du Pont, 42170 Saint-Just-Saint-Rambert
Pont et Pignons collecte, répare les vélos, apprends à réparer et sensibilise le public

Genèse du projet

 

Pont et pignons est né de la rencontre de parents pratiquant le vélo au quotidien et partageant un rêve commun : que petits et grands puissent se déplacer en toute sérénité sur l’ensemble du territoire.

Persuadés que le vélo est une réponse aux enjeux économiques, de société, d’environnement et de santé publique, la voie est trouvée pour l’association : promouvoir le vélo comme moyen de déplacement au quotidien sur Saint-Just Saint-Rambert et le territoire de Loire Forez Agglomération.

Les activités de l’association et le développement envisagé

 

L’association Pont et Pignons s’est donné plusieurs missions :

  • Développer l’apprentissage et la pratique du vélo auprès de l’ensemble de la population du territoire de Loire Forez Agglomération et le rendre accessible par la « vélo école »,
  • Développer un système vertueux en récupérant des vélos dans les déchetteries et en démantelant ceux qui ne sont pas réparables afin de réutiliser les pièces détachées,
  • Ouverture d’ateliers participatifs pour la réparation de vélo
  • Limiter les déchets par la réutilisation des pièces détachées dans les ateliers de réparation de vélos ouverts aux particuliers, pour la flotte de vélo de l’association ou la vélo école

Pont et Pignons souhaite développer son activité de recyclerie par la valorisation des déchets ainsi que la revente de ces vélos. Pour cela, l’association s’est donné un objectif : devenir un atelier chantier d’insertion autour de la mécanique vélo et accompagner les personnes dans leur insertion professionnelle.

L’accompagnement France Active Loire

L’association Pont et Pignons a mobilisé France Active Loire pour l’accompagner dans le financement du projet : consolider sa trésorerie afin de sécuriser la structure et créer son premier emploi.

Pont et Pignons a également fait appel au DLA (Dispositif Local d’Accompagnement) dans le but d’être accompagné dans la mise en place du chantier d’insertion.


Site internet

A bénéficié

d’une garantie de

65%

A bénéficié

d’un Contrat d’Apport Associatif de

15 000€

A été accompagné par

France Active Loire

En 2022

A été financé par

Le Crédit Agricole


C’est ici

Stories



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Danaecare : bien plus qu’un tiers lieu au service de l’innovation santé


André Simmonet & Julia Gudefin

Cofondateurs de l’Association Danaecare

Tiers lieu santé

Danaecare vient de “care” qui veut dire “prendre soin” en anglais et de “danae” qui représente la déesse de la mythologie grecque, représentant les terres arides nouvellement fertilisées. Notre projet associatif qui vise à réhumaniser les relations en santé a donc choisi cette métaphore

6 Allée de l’Orangerie, 42580 L’Étrat
Tiers Lieu de santé

Genèse de l’association

L’association Danaecare s’est fondée en 2012 à l’initiative de ses deux co-fondateurs, Julia Gudefin et André Simonnet. De 2012 à 2018, ils sillonnent le monde afin d’enquêter sur les différentes innovations locales, qui permettrait aux services de la santé de se recentrer sur l’humain. En 2018, ils reviennent dans la Loire, implantent et concrétisent leur projet sur ce territoire.

 

Ce projet est issu de leur vécu en tant que patient où une dégradation de la relation soignant/patient a pu être constatée à toute échelle. Ils ont alors souhaité approfondir cette question en tentant de comprendre ce que cette relation dégradée pouvait avoir comme impact sur l’humain.

Activités de Danaecare

L’association Danaecare agit à travers plusieurs activités qui contribuent à améliorer le secteur de la santé et de la prise en charge des patients et des aidants sur le territoire ligérien.

 

  • Pour les aidants :
    • L’escale des aidants

Création d’un guichet unique pour les aidants avec un but d’animation (groupe d’échange, médiation numérique, lettre d’information) et d’information qui permet de cartographier l’ensemble des ressources locales afin de faciliter l’accès à celles-ci.

Au sein de cet espace, les aidants peuvent également être accompagnés par des professionnels tels qu’une assistante sociale et une psychologue.

    • L’escale mobile des aidants

L’escale mobile des aidants consiste à mobiliser un minibus permettant de se déplacer sur le territoire et de diffuser ainsi les ressources utiles pour une personne en situation d’aidance.

    • Formations

Des formations autour de l’aidance en 5 jours sont mises en place depuis début 2023.

 

  • Tiers Lieu Danaecare Lab

Lieu ouvert, accessible mais également lieu de travail, avec pour objectif de permettre l’émergence de projets coopératifs dans le domaine de la santé.

Le tiers lieu abrite plusieurs espaces dont le média care lab qui concourt à la promotion des acteurs de la santé et de la recherche grâce au numérique.

 

  • Travaux de recherches

Danaecare souhaite s’inscrire dans la démarche scientifique de la recherche universitaire afin de coconstruire des leviers d’action pour répondre aux enjeux sanitaires et sociaux de l’accès aux soins et de la rupture du parcours soin.

 

  • Portage du Réseau Loire des Jardins de santé

L’association est référente local des Jardins Nature Santé. Cette démarche consiste à construire une stratégie territoriale qui inclurait les jardins de santé dans les parcours de soins ainsi que dans l’aménagement du territoire.

Ce portage territorial permet à l’association de mettre à disposition des ressources matérielles (semis, pépinière, communication, logistique…) et immatérielles (compétences, savoir, formation, essaimage) visant à alimenter et développer les jardins Nature Santé sur le territoire.

Le parcours France Active Loire

Danaecare a pu suivre une partie de la palette d’accompagnement que peut proposer France Active Loire.

Ils ont pu suivre la formation à la gestion économique et financière destinée aux dirigeants de l’Économie Sociale et Solidaire et ainsi consolider leur maitrise de ces aspects.

 

La structure a également pu bénéficier du dispositif local d’accompagnement (DLA) afin de structurer leur développement. Cela les a conduit début janvier 2023 à revenir vers nous pour une demande de financement destinée à financer leur développement, à travers l’Escale des Aidants. Nous avons pu ainsi contribuer au financement d’une antenne mobile qui permet à l’association de mieux couvrir le territoire ligérien.

A bénéficié

d’un contrat d’apport associatif de

25 000€

d’une garantie impact de

50%

A été accompagné par

En 2023

en cofinancement avec le


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