Le vélo comme réponse aux enjeux d’aujourd’hui et demain ? Réponse avec l’association Pont et Pignons

Julien PARET

Membre fondateur & salarié de l’association

Pont & Pignons, recyclerie de vélo

Nous considérons la pratique du vélo comme une solution efficace, écologique et saine pour nos déplacements. Portées par les valeurs de l’économie sociale et solidaire et de respect de l’environnement, nos missions sont multiples et notre ambition est grande pour les générations à venir. 


Place du Pont, 42170 Saint-Just-Saint-Rambert
Pont et Pignons collecte, répare les vélos, apprends à réparer et sensibilise le public

Genèse du projet

 

Pont et pignons est né de la rencontre de parents pratiquant le vélo au quotidien et partageant un rêve commun : que petits et grands puissent se déplacer en toute sérénité sur l’ensemble du territoire.

Persuadés que le vélo est une réponse aux enjeux économiques, de société, d’environnement et de santé publique, la voie est trouvée pour l’association : promouvoir le vélo comme moyen de déplacement au quotidien sur Saint-Just Saint-Rambert et le territoire de Loire Forez Agglomération.

Les activités de l’association et le développement envisagé

 

L’association Pont et Pignons s’est donné plusieurs missions :

  • Développer l’apprentissage et la pratique du vélo auprès de l’ensemble de la population du territoire de Loire Forez Agglomération et le rendre accessible par la « vélo école »,
  • Développer un système vertueux en récupérant des vélos dans les déchetteries et en démantelant ceux qui ne sont pas réparables afin de réutiliser les pièces détachées,
  • Ouverture d’ateliers participatifs pour la réparation de vélo
  • Limiter les déchets par la réutilisation des pièces détachées dans les ateliers de réparation de vélos ouverts aux particuliers, pour la flotte de vélo de l’association ou la vélo école

Pont et Pignons souhaite développer son activité de recyclerie par la valorisation des déchets ainsi que la revente de ces vélos. Pour cela, l’association s’est donné un objectif : devenir un atelier chantier d’insertion autour de la mécanique vélo et accompagner les personnes dans leur insertion professionnelle.

L’accompagnement France Active Loire

L’association Pont et Pignons a mobilisé France Active Loire pour l’accompagner dans le financement du projet : consolider sa trésorerie afin de sécuriser la structure et créer son premier emploi.

Pont et Pignons a également fait appel au DLA (Dispositif Local d’Accompagnement) dans le but d’être accompagné dans la mise en place du chantier d’insertion.

Découvrez l’association à travers la parole de Julien Paret !

https://franceactive-loire.org/wp-content/uploads/2018/03/pont-et-pignons-story.mp4

Site internet

A bénéficié

d’une garantie de

65%

A bénéficié

d’un Contrat d’Apport Associatif de

15 000€

A été accompagné par

France Active Loire

En 2022

A été financé par

Le Crédit Agricole


C’est ici

Stories



Lire les témoignages

Danaecare : bien plus qu’un tiers lieu au service de l’innovation santé


André Simmonet & Julia Gudefin

Cofondateurs de l’Association Danaecare

Tiers lieu santé

Danaecare vient de “care” qui veut dire “prendre soin” en anglais et de “danae” qui représente la déesse de la mythologie grecque, représentant les terres arides nouvellement fertilisées. Notre projet associatif qui vise à réhumaniser les relations en santé a donc choisi cette métaphore

6 Allée de l’Orangerie, 42580 L’Étrat
Tiers Lieu de santé

Genèse de l’association

L’association Danaecare s’est fondée en 2012 à l’initiative de ses deux co-fondateurs, Julia Gudefin et André Simonnet. De 2012 à 2018, ils sillonnent le monde afin d’enquêter sur les différentes innovations locales, qui permettrait aux services de la santé de se recentrer sur l’humain. En 2018, ils reviennent dans la Loire, implantent et concrétisent leur projet sur ce territoire.

Ce projet est issu de leur vécu en tant que patient où une dégradation de la relation soignant/patient a pu être constatée à toute échelle. Ils ont alors souhaité approfondir cette question en tentant de comprendre ce que cette relation dégradée pouvait avoir comme impact sur l’humain.

Activités de Danaecare

L’association Danaecare agit à travers plusieurs activités qui contribuent à améliorer le secteur de la santé et de la prise en charge des patients et des aidants sur le territoire ligérien.

  • Pour les aidants :
    • L’escale des aidants

Création d’un guichet unique pour les aidants avec un but d’animation (groupe d’échange, médiation numérique, lettre d’information) et d’information qui permet de cartographier l’ensemble des ressources locales afin de faciliter l’accès à celles-ci.

Au sein de cet espace, les aidants peuvent également être accompagnés par des professionnels tels qu’une assistante sociale et une psychologue.

    • L’escale mobile des aidants

L’escale mobile des aidants consiste à mobiliser un minibus permettant de se déplacer sur le territoire et de diffuser ainsi les ressources utiles pour une personne en situation d’aidance.

    • Formations

Des formations autour de l’aidance en 5 jours sont mises en place depuis début 2023.

  • Tiers Lieu Danaecare Lab

Lieu ouvert, accessible mais également lieu de travail, avec pour objectif de permettre l’émergence de projets coopératifs dans le domaine de la santé.

Le tiers lieu abrite plusieurs espaces dont le média care lab qui concourt à la promotion des acteurs de la santé et de la recherche grâce au numérique.

  • Travaux de recherches

Danaecare souhaite s’inscrire dans la démarche scientifique de la recherche universitaire afin de coconstruire des leviers d’action pour répondre aux enjeux sanitaires et sociaux de l’accès aux soins et de la rupture du parcours soin.

  • Portage du Réseau Loire des Jardins de santé

L’association est référente local des Jardins Nature Santé. Cette démarche consiste à construire une stratégie territoriale qui inclurait les jardins de santé dans les parcours de soins ainsi que dans l’aménagement du territoire.

Ce portage territorial permet à l’association de mettre à disposition des ressources matérielles (semis, pépinière, communication, logistique…) et immatérielles (compétences, savoir, formation, essaimage) visant à alimenter et développer les jardins Nature Santé sur le territoire.

Le parcours France Active Loire

Danaecare a pu suivre une partie de la palette d’accompagnement que peut proposer France Active Loire.

Ils ont pu suivre la formation à la gestion économique et financière destinée aux dirigeants de l’Économie Sociale et Solidaire et ainsi consolider leur maitrise de ces aspects.

La structure a également pu bénéficier du dispositif local d’accompagnement (DLA) afin de structurer leur développement. Cela les a conduit début janvier 2023 à revenir vers nous pour une demande de financement destinée à financer leur développement, à travers l’Escale des Aidants. Nous avons pu ainsi contribuer au financement d’une antenne mobile qui permet à l’association de mieux couvrir le territoire ligérien.

Découvrez l’association à travers la parole des deux cofondateurs !

https://franceactive-loire.org/wp-content/uploads/2018/03/Danaecare-reseaux-sociaux.mp4

A bénéficié

d’un contrat d’apport associatif de

25 000€

d’une garantie impact de

50%

A été accompagné par

En 2023

en cofinancement avec le


C’est ici


Site internet

Stories



Lire les témoignages

Décembre Engagé 2023

Décembre Engagé 2023

Et si les fêtes de fin d’année étaient plus sociales & solidaires ?

C’est possible grâce aux entrepreneurs engagés accompagnés par France Active partout en France. Avec l’opération “Décembre Engagé” nous mettons en valeurs ces initiatives à fort impact social & écologique. Et nous vous proposons d’utiliser votre pouvoir de consommateur en faisant le choix de ces alternatives plus inclusives et plus durables.

Ensemble, cultivons l’engagement et célébrons pendant le mois de décembre& les acteurs qui transforment notre société.

Découvrez les projets mis en a valeur par les associations du mouvement France Active grâce au #DécembreEngagé sur les réseaux sociaux.

Appel à un changement d’échelle de l’ESS
Pour un plan national de développement

 

A l’occasion du mois de l’Economie sociale et solidaire (ESS), France Active appelle l’ensemble des acteurs publics et privés à se mobiliser en faveur de l’ESS, afin d’en faire la nouvelle économie de demain, une économie de transformation sociale et solidaire. L’ambition : partager un plan de développement pluriannuel qui donne de nouveaux moyens à l’ESS pour changer d’échelle et accélérer son action en réponse aux défis sociaux et écologiques.

Le point avec Pierre-René Lemas, président de France Active.

Dix ans après la loi de 2014, qui a donné un statut juridique et un socle à cette économie, France Active plaide pour un plan national de développement de l’Economie sociale et sociale. Au regard des enjeux sociaux et écologiques, de nouveaux moyens financiers pluriannuels solidaires doivent pouvoir être mobilisés, autant par les acteurs publics que par les acteurs de la finance et les entreprises. Ce changement d’échelle doit passer par un développement des ressources, en particulier celles issues de l’épargne solidaire, comme par un engagement collectif des acteurs économiques en faveur de cette économie profondément engagée dans les transformations.

Quel est votre constat sur l’ESS en France aujourd’hui ?

Pierre-René LEMAS : Le financement de l’ESS constitue un enjeu majeur pour notre pays surtout en période de crise. C’est une économie porteuse de sens, dont la finalité est sociale et /ou écologique, mais aussi, avant tout, un moteur de création de valeur pour les territoires.

J’appelle donc à une grande mobilisation de tous les acteurs publics et privés pour arriver à développer cette épargne et la porter à la hauteur des enjeux sociaux et écologiques actuels.

La marge de progression est énorme ! En 2022, les Français ont épargné en moyenne 6000 euros par an soit 158,7 mds d’euros au total. Si chaque Français dirigeait ne serait-ce que 2% de tout ce qu’ils investissent sur des produits d’épargne solidaire, nous doublerions l’encours actuel !

Comme le montre une étude d’OpinionWay que nous avons mené avec Fair, 25% des Français veulent donner du sens à leur épargne mais près de 7 français sur 10 ne sont pas informés sur les produits, leur rentabilité et leur finalité.

Qu’attend-t-on pour les rendre acteurs de leur choix en leur donnant les clés pour passer à l’acte. L’heure de la mobilisation a sonné.

Pensez-vous que l’on considère comme il se doit le rôle que joue les entreprises et associations pour notre pays et notre économie ?

P.R.L. : De plus en plus mais là aussi, il a encore du travail ! Il faut valoriser davantage le rôle que jouent véritablement ces acteurs de l’ESS pour l’économie de notre pays mais également ce qu’ils apportent sur des sujets majeurs aujourd’hui que sont les questions de sens et de valeur que l’on donne au travail.

Ils sont en effet un véritable modèle en termes d’organisation. Par exemple, beaucoup se sont développées autour des principes de coopération. Ces SCOP ont réussi à ouvrir leur gouvernance à leurs bénéficiaires et aujourd’hui aux citoyens. Elles ont été précurseurs dans bien des domaines en apportant des réponses que l’économie « classique » découvre depuis peu. C’est le cas du réemploi et de l’économie circulaire par exemple. Les sujets liés à l’économie de la coopération sont devant nous et sont portés par ces entreprises.

Comment agir pour parvenir au changement d’échelle de l’ESS que vous attendez ?

P.R.L. : Les acteurs publics doivent pouvoir donner une plus large place au financement de l’ESS. Un premier acte concret consiste à mieux orienter les acteurs de l’ESS vers les achats publics, sans doute en renforçant les obligations de l’Etat, des collectivités et des entreprises publiques à intégrer des clauses à dimension solidaire et écologique dans leur politique d’achat, et en développant l’ingénierie d’accompagnement de ces entreprises. La ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, Olivia Grégoire, joue ici un rôle décisif en faveur de l’ESS.

C’est aussi à l’ensemble des acteurs financiers et aux entreprises de s’emparer de ce changement d’échelle. Ils doivent œuvrer plus encore au développement de l’épargne solidaire, pour donner de nouveaux pouvoirs d’action aux citoyens et salariés épargnants.

Ils doivent aussi accroitre la mobilisation de leurs fonds pour investir en faveur de toutes ces entreprises qui placent l’utilité sociale et écologique au cœur de leur projet.

Autres actualités


[related_post_fa posts_per_page="15" post_type="post" post_category="actualites"]

Découvrez toutes les actus

Un multiservice pour dynamiser son village !

Marine CLAPEYRON

Créatrice de “Le P’tit Clap”

Commerce multiservice de proximité : restaurant et épicerie

Si j’avais un conseil à donner à un.e futur.e entrepreneur.e, ça serait de se faire vraiment accompagner, de ne pas hésiter à demander de l’aide parce que tout seul on n’y arrive pas.

Heureusement, j’ai eu la chance d’être accompagnée dès le départ par France Active qui m’a permis de simplifier l’accès au prêt bancaire en le garantissant.


Saint Cyr Les Vignes, 42210
Multiservice, restaurant et épicerie

Le P’tit Clap est un commerce multiservice au sein de la commune de Saint-Cyr-les-Vignes. Il n’y avait plus ce type de commerce de proximité dans le village. Le commerce permet aux habitants de bénéficier localement d’un bar-café, d’une offre de restauration traditionnelle, d’une épicerie proposant des produits de première nécessité ainsi que des produits de producteurs locaux ainsi qu’un dépôt de pain et de journaux.

Ce lieu souvent bien rempli permet de répondre à une problématique d’approvisionnement local et qualitative recherchée par la population.

Issue d’une famille d’agriculteurs, Marine Clapeyron est motivée par une volonté de rémunérer les producteurs à leur juste prix. Initialement, elle souhaitait alors créer un magasin de producteurs : l’idée s’est ensuite transformée en commerce multiservices afin de mieux répondre aux besoins du village. Marine a toujours souhaité entreprendre, elle s’est donc lancée dans ce projet dès la sortie de l’école après quelques stages et une formation en cuisine pour parfaire ses connaissances.

Elle s’est entourée de partenaires dès le début, c’est ainsi qu’elle a pu arriver jusqu’à France Active Loire. Nous avons pu l’accompagner dans la structuration de son plan de financement ainsi qu’à travers la mobilisation d’une garantie égalité accès sur un prêt bancaire du Crédit Agricole Loire Haute Loire. Ce financement lui aura permis  de réaliser les travaux nécessaires dans son local et d’acheter le matériel dont elle avait besoin.

Marine a également participé au concours Initiative O Féminin 2022, concours dont elle a terminé lauréate dans la catégorie territoire !

“Si j’avais un conseil à donner à un.e futur.e entrepreneur.e, ça serait de se faire vraiment accompagner, de ne pas hésiter à demander de l’aide parce que tout seul on n’y arrive pas.”

Marine est la mieux placée pour parler de ce projet qui l’anime, nous vous proposons donc une immersion en territoire ligérien en vidéo !

https://franceactive-loire.org/wp-content/uploads/2023/06/Mon-film-14-Petite1.mov

Retrouvez Marine à Saint Cyr les Vignes ou sur sa page Facebook via le lien ci-dessous !


Facebook Le P’tit Clap

A bénéficié

d’une garantie de

12 000€

A été accompagné par

France Active Loire

A été financé par

Crédit Agricole Loire Haute Loire

En 2022

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Croissance et utilité sociale, le pari tenu de France Active en 2022

 

Montreuil, le 16 février 2023

Au sortir de la crise Covid, France Active affiche une forte croissance pour son activité de financement et de conseil aux entrepreneurs engagés. Avec près d’un demi-milliard d’euros mobilisés en 2022, le premier réseau associatif de finance solidaire réussit le pari d’accompagner 35 500 entreprises. Une démonstration que l’entrepreneuriat peut répondre à une vision sociale de l’économie. L’an dernier, l’action des bénévoles et salariés du mouvement associatif a rendu possible la création et la consolidation de 60 000 emplois.

Une augmentation de 12% du nombre d’entreprises soutenues en 2022

Dans un contexte de forte croissance de création d’entreprise, France Active a renforcé en 2022 son action de soutien auprès des créateurs les plus éloignés du financement bancaire comme auprès de ceux qui développent un projet à forte utilité sociale. Convaincu que l’entrepreneuriat est une des réponses possibles aux défis sociaux et écologiques comme à la montée de la précarité, le réseau associatif a mobilisé près d’un demi-milliard d’euros au profit de 35 500 entreprises engagées.
L’activité 1 financière connaît une croissance globale de 20 % entre 2021 et 2022 en montant mobilisés et de 12 % pour le nombre d’entreprises accompagnées. Cette performance se traduit aussi par une augmentation en montant de 16 % sur son activité de garant et de 38 % sur son métier d’investisseur. Au total, 60 000 emplois ont été créés et consolidés, dont 64% en création directe.

Création : un soutien plus marqué
auprès des publics les plus fragiles

100 % DES CRÉATEURS SONT DEMANDEURS D’EMPLOI dont 37% des créateurs soutenus sont en situation de grande précarité (demandeurs d’emploi de longue durée, bénéficiaires des minimas sociaux…).
Attentive au développement des territoires les plus fragiles, France Active a également renforcé son action en faveur des entrepreneurs implantés en Zone de Revitalisation Rurale et en Quartier Politique de la Ville. La part de ces entrepreneurs, qui représentait 25% en 2021, passe à près de 30 % en 2022.

LES FEMMES : un entrepreneur sur 2 accompagné par France Active est une femme (vs 41% des créateurs d’entreprise en France). L’association leur facilite l’accès au crédit bancaire grâce à la Garantie Egalité Femmes et une dizaine de programmes locaux d’accompagnement et de connexion dédiés.

LES JEUNES : ils sont de plus en plus nombreux à être accompagnés et financés par France Active : 32% ont moins de 30 ans contre 28.3% en 2021. 53% ont un niveau bac ou inférieur.


Pierre-René LEMAS

Président de France Active

En 2022, nous avons surmonté la crise sanitaire en concentrant l’ensemble de nos efforts sur les entrepreneurs apportant des réponses aux défis sociaux et écologiques. Pour tous les 35 500 entreprises accompagnées, nous sommes le seul acteur à intégrer une vision aussi précise de l’engagement des entrepreneurs : création d’emplois, développement des territoires, écologie, lien social et gouvernance démocratique sont les cinq piliers qui guident leur projet et notre action.

Donner à tous les mêmes chances d’accéder aux financements pour créer leur entreprise et développer leur utilité sociale

En 2022, France Active a concentré ses financements sur deux missions principales :

  • Protéger les entrepreneurs les plus fragiles dans leur parcours
    En mobilisant plus de 3/4 de ses financements sur la mise à disposition de garanties d’emprunts bancaires en 2022, France Active donne la possibilité à des entrepreneurs fragiles et à des structures de l’ESS d’avoir accès au financement. Les 35 associations territoriales du réseau contribuent ainsi à sécuriser leur parcours et à consolider leur modèle économique.
    Cette action a été d’autant plus déterminante en 2022 grâce au soutien du ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion qui a rendu possible le financement et l’accompagnement de 4 000 entrepreneurs en situation de grande fragilité. Intégré au programme de l’État Inclusion par le Travail Indépendant, le renforcement du Pacte Création de France Active a permis de proposer de nouvelles formations, un accompagnement personnalisé et une prime pour les 18-30 ans.

Enfin, 83% des créateurs 2 accompagnés par France Active sont toujours en activité trois ans après leur financement (versus 74% pour l’ensemble des entreprises – données INSEE).

  • Investir pour développer l’utilité sociale
    Création, développement, transformation, rebond, France Active intervient à chaque phase de vie auprès des structures portant les valeurs de l’Economie sociale et solidaire. En 2022, elle a mobilisé 80 M€ d’investissements solidaires, dont 41 M€ provenant de sa société d’investissement. Ce sont près de 1 200 structures qui ont pu accroître leur capacité d’action. Pour nombre d’entre elles, l’investissement est un levier pour s’engager dans la transition écologique, accélérer leur transformation numérique ou encore renforcer leur organisation tout en poursuivant leur ambition d’utilité sociale.
    Pour renforcer son action auprès de ces entreprises, France Active prépare pour septembre prochain une nouvelle offre d’investissement totalement dédiée aux transformations sociales et écologiques.

1- En 2021, France Active a mobilisé 508 M€, dont 103 M€ de mesures d’urgence Covid. Pour 2022, la part de ces financements ne représentent que 11 M€. A périmètre constant, France Active connait une croissance en montant mobilisé de 80 M€ sur ces activités de financement. Retour2- Etude d’impact TMO (cabinet d’étude indépendant) réalisée pour France Active en 2021. Retour

Télécharger le communiqué de presse

Trois parcours d’entrepreneurs engagés


Andi Malanda – Food Africa

A 35 ans, cette maman de 4 enfants, aide-soignante à domicile décide de monter son entreprise pour trouver un meilleur équilibre entre sa vie professionnelle et personnelle. Elle créée son épicerie de produits tropicaux dans le quartier nantais Saint-Joseph. « Je n’avais pas de banque pour financer le local, explique Andi Malanda. J’ai pu avoir un rendez-vous avec France Active et la conseillère m’a donné ce qui me manquait : l’écoute et la possibilité d’avoir une garantie. Cela a permis à la banque de valider mon dossier. »

>Financement de France Active

  • une garantie bancaire de 8 000€

>Lire le portrait complet

Villages Vivants

Villages Vivants est né dans la Drôme de la rencontre de 3 entrepreneurs réunis autour d’une idée commune : faire revivre les villages français. Comment ? Cette foncière solidaire achète, rénove puis loue des locaux dans des villages pour y installer des activités et ainsi ramener de la vie et des services de proximité. Villages Vivants a déjà conduit plus de neuf projets sur 3 000 m2 et pour des activités très diversifiées (librairie, auberge, agence de mobilité, brasserie, espace de bureaux…), créant ainsi plus d’une quarantaine de nouveaux emplois.

>Financement de France Active

  • plusieurs investissements solidaires de 600 000€

>Lire le portrait complet
>Site internet

La Varappe

“Révéler les talents, aider à prendre confiance en soi, permettre à chacun de grandir, est avant tout un projet de société mais aussi une affaire d’entreprise.” affirme Laurent Laïk, président du Groupe d’entreprise d’insertion La Varappe, situé à Aubagne dans les Bouches du Rhône Ce groupe d’entreprises défend depuis plus de 30 ans, un revenu décent et permanent pour les métiers essentiels que sont ceux de la santé, de l’écoconstruction, de l’environnement et des ressources et compétences

>Financement de France Active

  • plusieurs investissements solidaires d’un total de 2 350 000€

>Lire le portrait complet

>Site internet

Autres communiqués de presse


[the_grid name="5 derniers cp"]

Découvrez toutes l’actus

Autres actualités


[related_post_fa posts_per_page="15" post_type="post" post_category="actualites"]

Découvrez toutes les actus

Accès +, sécuriser le parcours des néo-entrepreneurs

 

Soutenu par le ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion au travers de l’appel à projets Inclusion par le travail indépendant, le programme Accès + permet de toucher un plus grand nombre de créateurs d’entreprises dans des zones fragiles

Au début, les habitants du quartier Etouvie à Amiens ont regardé avec curiosité ce nouveau lieu de restauration aux couleurs de la Martinique. Et puis les premiers gourmands sont arrivés. Aujourd’hui, les résidents de ce quartier en plein renouvellement urbain plébiscitent le food truck Doucès Pays (Douceurs du pays en créole) d’Octavie Bellune. L’engouement est le même quartier Saint-Joseph à Nantes pour Super Food Africa, l’épicerie de produits tropicaux d’Andi Malanda. Elle a aussi ouvert cet été. Mais ce n’est pas leur seul point commun ! Ces deux jeunes entreprises ont bénéficié du programme Accès + de France Active.

Il faut dire qu’Octavie Bellune et Andi Malanda font partie des porteuses et porteurs de projet dans des zones sensibles qu’Accès + vise tout particulièrement à soutenir.
« Accès + est une offre complémentaire du pacte Création de France Active, adaptée à des publics plus fragiles et à ceux vivant dans les quartiers de la politique de la ville ou les zones de revitalisation rurale, confie Jean-Dominique Bernardini, directeur des partenariats de France Active. Nous avons pu développer cette offre depuis un an au travers de l’appel à projets Inclusion par le travail indépendant du ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion. » Une montée en gamme à la fois côté accompagnement, avec une offre de services renforcée, et côté financement, avec une prime de 3 000 euros qui peut être débloquée pour les moins de 30 ans.

Quand on est sans emploi, créer sa propre entreprise peut constituer un moyen de retrouver une activité professionnelle. La création d’entreprise doit être accessible à tous y compris aux personnes fragilisées sur le marché du travail et quel que soit son âge. Le programme gouvernemental ITI « Inclusion par le Travail Indépendant » vise à favoriser la création d’entreprise par des personnes jeunes ou éloignées de l’emploi. Il leur permet de bénéficier d’un accompagnement renforcé tout au long de l’élaboration de leur projet de création d’entreprise. France Active fait partie des structures retenues par l’Etat au titre de ce programme, je salue son engagement à faire de l’entrepreneuriat une voie d’inclusion professionnelle durable.

Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion

« La philosophie du programme est bien d’accompagner et de financer des projets viables, mais aussi de sécuriser les créateurs d’entreprise dans la durée, complète Jean-Dominique Bernardini. Les garanties de France Active jouent un premier niveau de protection. Nous avons aussi développé des partenariats avec des réseaux qui connaissent bien les besoins de ces entrepreneurs un peu plus fragiles, comme  Entrepreneurs de la Cité ou la Fédération bancaire française. » Grâce à ce groupe de bonnes fées, l’accompagnement est quasiment à 360 °, aussi bien sur les aspects économiques et financiers que sur les questions de protection sociale.

Pour y parvenir, le rôle des accompagnateurs dans les associations territoriales de France Active a été accru. Afin de passer plus de temps avec les porteurs de projet et pour être au plus près de leurs préoccupations. Après un premier entretien, qui va déterminer la viabilité du projet, l’accompagnement se met en place à base d’ateliers collectifs, de webinaires et de rencontres individuelles. « Accès + nous permet de toucher de nouveaux entrepreneurs et de les aider de manière plus fine », confirme Lucie Hugon, conseillère en Lozère au sein de France Active Airdie-Occitanie. Ainsi, durant toute l’année 2022, de nombreux ateliers en présentiel, comme ceux sur la trésorerie ou le premier entretien avec son banquier ont pu être déployés à destination d’entrepreneurs issus de tout le département. « Lors de ces ateliers, on invite aux discussions insiste Lucie Hugon. Cela permet aux créateurs d’échanger sur des problématiques communes et de commencer à créer du réseau territorial entre eux. » Toute cette panoplie d’outils à leur disposition donne les conditions de la réussite.

En dehors de ces ateliers, l’intégration au programme Accès + aiguille les néo-entrepreneurs vers des webinaires construits avec les partenaires. Depuis une quinzaine d’années, la fondation Entrepreneurs de la Cité s’est donné pour objectif d’assurer les très petites entreprises. « Nous avons élaboré pour elles un contrat d’assurance inclusive, plus adapté à leurs spécificités que le marché classique, indique Nathalie Rauch, directrice du développement d’Entrepreneurs de la Cité. Il était donc tout à fait naturel pour nous de participer à Accès +. Nous avions déjà des formations sur l’importance d’être bien assuré et nous en avons développé de nouvelles. » Toutes les semaines, une trentaine d’entrepreneurs du programme assistent à un de ces webinaires.

« Depuis que nous sommes parties prenantes du programme, ajoute Nathalie Rauch, on constate que les petites entreprises ne sont pas plus sinistrées que les autres ! » Dans le système Entrepreneurs de la Cité, ils peuvent bénéficier d’une assurance inclusive pendant 4 ans, avant de retourner vers les offres habituelles, une fois consolidés.

Octavie Bellune à Amiens et Andi Malanda à Nantes ont eu l’occasion de suivre ces étapes d’accompagnement et ces webinaires, tout en continuant de monter les briques de leurs projets. A 53 ans, Octavie Bellune est arrivée à Amiens il y a 5 ans seulement, après une autre vie en Martinique. C’est dans son nouvel environnement qu’elle a construit pas à pas son projet de food truck. Dans son parcours, elle a rencontré plusieurs réseaux d’aide à la création, avant de pouvoir démarrer son activité en août dernier. « En tant que chômeuse, c’était compliqué pour obtenir un crédit bancaire, explique-t-elle. Mais la garantie de France Active a permis de débloquer cela auprès de mon banquier, afin de financer l’achat du camion et de le transformer en food truck ».

Pour Andi Malanda, 35 ans, Accès + a été également décisif. « J’avais tout préparé par moi-même, de l’étude de marché au budget, précise-t-elle. C’est pendant la recherche d’une boutique que j’ai croisé la route de France Active. Ma conseillère a été très attentive à mon dossier. C’est grâce à elle que j’ai pu obtenir un prêt bancaire pour financer le local et les travaux ; j’ai pu ouvrir très peu de temps après. » Le renforcement du pacte Création de France Active a ainsi permis de toucher de nouveaux publics, comme à Nantes et Amiens ou en Lozère, et d’accélérer des dossiers qui n’attendaient qu’un coup de pouce supplémentaire pour démarrer.

Ambition pour la fin 2022

4 000

entrepreneurs accompagnés

dont

1 900

jeunes (18 – 30 ans) bénéficiaires d’une prime d’État de 3 000€

3 questions à Pascal Glémain, Maître de conférences en Gestion-Management et ESS à l’Université Rennes 2

« Sans surprise, l’accompagnement est primordial »

Pourquoi les pouvoirs publics encouragent-ils l’entrepreneuriat dans les quartiers ?

La France est toujours dans un chômage de masse que les politiques publiques n’arrivent pas à enrayer. Avec le soutien à la création d’entreprises, on sort des politiques d’assistance pour accompagner les personnes vers des activités génératrices de revenus. Les personnes cibles de ces dispositifs sont nombreuses dans les quartiers de la politique de la ville et dans les zones de revitalisation rurale, mais on a parfois du mal à les atteindre. Elles ont besoin d’étapes plus ou moins longues pour créer. Car, nous le vérifions dans les études universitaires, l’entrepreneuriat est un processus, pas un statut.

Quelles sont les conditions de la réussite dans ces créations d’entreprises ?

Sans surprise, l’accompagnement est primordial. Et cela marche plutôt mieux quand il part de la personne pour aller vers les problématiques économiques au lieu de l’inverse. A la fin du parcours, certains ne vont pas créer, mais ils auront été accompagnés. Au sein de l’université Rennes 2, nous participons aux Cordées de la réussite pour aider les jeunes créateurs d’entreprise, de l’idée au projet. Nous les soutenons avec plusieurs partenaires (c’est aussi une des conditions du succès pour un accompagnement efficace) : missions locales, Cités Lab, France active Bretagne, Cigales Bretagne, etc. Depuis 10 ans, nous aidons une dizaine de projets jeunes par an. Un autre critère est de rester au plus près du territoire, d’où l’importance par exemple des tiers lieux en milieu rural comme en QPV ; aujourd’hui, un QPV sur trois a créé un tiers-lieu. Beaucoup se placent désormais sur le créneau de la création d’activités.

Quelle est la situation de la création d’entreprises dans les zones difficiles ailleurs dans le monde ?

Dans les pays du Sud, l’entrepreneuriat populaire est naturel. En Amérique latine, les habitants créent leurs propres activités pour sortir de l’informel, comme en Argentine lors de la crise des années 2000 ou au Pérou, où la finance solidaire aide les petits paysans à développer leur production vivrière. En Afrique subsaharienne, comme au Togo ou au Bénin, il existe des dispositifs d’aide à la création d’entreprises d’utilité sociale, dont Entrepreneurs du monde est partie prenante. Et enfin, c’est d’Asie, et du Bangladesh, qu’est partie la micro-finance qui a essaimé jusqu’aux quartiers pauvres des pays riches…

Autres actualités


[related_post_fa posts_per_page="15" post_type="post" post_category="actualites"]

Découvrez toutes les actualités

Cap créa : le nouveau collectif créé sous l’impulsion de Bpifrance


27 réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise dont France Active s’unissent, autour de Bpifrance pour créer le collectif Cap créa. Une ambition commune : doubler d’ici 5 ans le nombre de création d’entreprises accompagnées, pérennes, génératrices de valeur ajouté et d’emploi.

Aujourd’hui, seules 20% des créations « actives » sont accompagnées. Or, sans accompagnement et financement adéquats près de 50% des entreprises disparaissent dans les trois ans suivant leur création alors que ce taux de pérennité dépasse les 70% pour les projets financés et accompagnés.

Pour remédier à cela, le 6 octobre 2022, 27 réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise et Bpifrance signent un manifeste. L’objectif : doubler d’ici 5 ans le nombre de création d’entreprises pérennes, génératrices de valeur ajouté et d’emploi.

France Active, association leader de la finance solidaire, participera à cet élan et proposera des financements et de l’accompagnement adaptés aux projets des entrepreneurs engagés. Elle contribuera ainsi à leurs côtés à changer la société, sachant que les entrepreneurs accompagnés par les 35 associations territoriales sont plus de 80 % à voir leur structure perdurer au-delà des 3 ans existence.

Les 5 engagements à 5 ans du collectif Cap Créa
auprès des pouvoirs publics, des entrepreneurs et des citoyens :

  1. Gagner la bataille des idées en renforçant la sensibilisation à l’entrepreneuriat afin de contribuer à la diffusion de l’esprit et de l’envie d’entreprendre auprès de toutes et tous.
  2. Mieux informer et orienter chacun pour assurer un accès simplifié à l’ensemble de leur offre d’accompagnement et de financement.
  3. Orienter chacune et chacun, selon sa situation, dans tous les territoires, afin d’assurer un parcours personnalisé avec des solutions adaptées.
  4. Renforcer leur impact en doublant collectivement d’ici à 5 ans le nombre de créatrices et créateurs accompagnés, afin de générer un million d’emplois pérennes supplémentaires.
  5. Faire avancer l’économie de demain en intégrant l’impact social et environnemental de chaque projet et en contribuant par leurs expertises à la prise en compte des enjeux liés à l’entrepreneuriat dans toutes ses dimensions (sociale, fiscale, juridique…)

Dans cette démarche, France Active contribuera à renforcer son accompagnement en faveur des publics les plus fragiles en sécurisant leur projet, tant pour accéder à un crédit bancaire que pour protéger l’entrepreneur tout au long de son parcours.

Les 27 membres de Cap Créa, signataires du manifeste :
100 000 entrepreneurs – 60 000 rebonds – Action’elles – ADIE – AJE – BGE – Bpifrance – My Creo Academy – Enactus – Entreprendre pour Apprendre – Entrepreneurs dans la Ville – Femmes des Territoires – Fondation Entreprendre – Force Femmes – France Active – France Angels – Initiative France – Union des Couveuses – Groupement de Créateurs – Les Déterminés – Les Entrep’ – Les Premières – Moovjee & Réseau Mentorat France – Pépite France – Positive Planet – Réseau Entreprendre – Second Souffle
Télécharger le manifeste

Autres actualités


[related_post_fa posts_per_page="15" post_type="post" post_category="actualites"]

Découvrez toutes les actualités

L’ESS au coeur de la relance



La crise sanitaire a brouillé de nombreux repères
économiques. Une question s’impose alors : à quelles conditions la relance pourra être sociale, solidaire et durable ? Les entrepreneurs engagés ont une carte maîtresse à jouer. À la condition de pouvoir compter sur le juste accompagnement et la force du réseau entrepreneurial.
L’ESS AU CŒUR DE LA RELANCE.
Après la crise, un retour à la situation d’avant serait décevant. D’autant que nous sentons parmi nos salariés, clients, partenaires, membres de la gouvernance, une envie de porter davantage les notions de lien social, de solidarité, de proximité et de sens donné à son travail.” Tel est le constat de Benoît Delliaux, directeur général de Soliha Pays de la Loire, association qui œuvre pour la transition écologique et solidaire de l’habitat privé, qui met ainsi en lumière la pertinence du modèle des entrepreneurs engagés au cœur de la reprise.

De l’urgence à la relance

Est-ce à dire que l’heure est au changement d’échelle pour les acteurs de l’ESS ? Et, si oui, avec quels soutiens ? Pour France Active, dès l’éclatement de la crise,  l’accompagnement a été pensé de manière  multidimensionnelle.
Premier axe : resserrer les liens et écouter les besoins pour une réponse sur mesure. « Toutes nos associations régionales sont tout de suite entrées en contact avec les entrepreneurs engagés soutenus », rappelle Frédéric Cusco, responsable Engagements, Délégations et Territoires chez France Active. Deuxième axe : répondre à l’urgence, et tout particulièrement pour sécuriser les trésoreries (garanties bancaires, le fonds UrgencESS lancé par le secrétariat d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable et déployé par France Active partout en France, prêts de relance solidaire…). « Très vite, il est apparu essentiel de connecter ces outils à un accompagnement pour préparer la suite, en partageant des scénarios et des feuilles de route », complète-t-il.

Objectif : sortir de la fébrilité de l’urgence et consolider les modèles.

S’adapter pour mieux rebondir

Cette dynamique, le Triporteur à Cartouches l’a bien connue. L’association lilloise collecte des cartouches et toners usagés en vue de leur réemploi. Avec le télétravail généralisé, l’équilibre de son activité se trouve impacté : « Nous avons vu l’utilisation de toners laser par les entreprises s’écrouler et l’usage des cartouches pour petites imprimantes à domicile augmenter. Au niveau des comptes, nous ne nous y retrouvions pas », relate son chargé de collecte et de développement, Jean-Luc Lemaire. France Active Nord soutient la structure, notamment via le fonds UrgencesESS d’un montant de 5 000 euros pour lui permettre de garder la tête hors de l’eau. Cette bulle d’oxygène lui donne alors le temps d’adapter l’activité à ce nouveau contexte et de trouver les modalités et les partenaires pour intensifier la collecte de petites cartouches dans les commerces de proximité et les entreprises.
Autre logique pour Soliha Pays de la Loire qui a, quant à elle, vu son activité croître en 2020.
Mais la structure a tout de même eu besoin d’accompagnement, en conseils et en financements, pour mener à bien un changement de gouvernance (avec la fusion des associations départementales) et un déménagement. « Au final, le fait d’avoir continué à avancer sur ces sujets durant la crise, tout en augmentant notre activité de 25 %, nous a renforcés. Aussi bien en interne, car cela crée de la fierté, que vis-à-vis de nos partenaires qui perçoivent ainsi plus de clarté et de solidité dans notre projet », commente Benoît Delliaux.

France Active a su démontrer que son réseau bougeait
vite grâce à son ancrage territorial et pouvait calibrer ses soutiens autour d’un triptyque conseil, connexion,
financement.

Frédéric CUSCO, France Active

Sécuriser l’après

Et maintenant ? Comment donner toutes les chances à la relance solidaire ? Les prochains mois seront décisifs. L’entreprise d’insertion qui produit des jouets en bois pour des sites de tourisme historique, Sitaphy, le confirme. En 2020, elle connaît une perte de chiffre d’affaires de 70 %. Mais les dispositifs de l’État (PGE) et de France Active Bourgogne (un prêt de 30 000 euros) lui permettent de tenir le cap. Mais ensuite ? « En 2020, tout le monde est venu à la rescousse. Grâce aux aides, notre exercice n’a pas fini déficitaire. Mais la donne n’est plus la même désormais. En effet, les fournisseurs du secteur culturel ne sont plus soutenus par l’État en 2021, explique Jean-Pierre Thibault, directeur de Sitaphy Auxerre. C’est alors grâce au soutien de France Active Bourgogne et de notre banque que nous avons pu assurer la pérennité de notre trésorerie. »
Prévoir l’après est en effet essentiel pour Frédéric Cusco. « France Active a su démontrer que son réseau bougeait vite grâce à son ancrage territorial et pouvait calibrer ses soutiens autour d’un triptyque conseil / connexion / financement. Aujourd’hui, nous devons continuer à faire évoluer nos modes d’action pour continuer à protéger les entrepreneurs engagés et leur permettre de jouer pleinement leur rôle. » Cela passera notamment par une écoute plus fine, des délais de remboursement un peu plus longs dans certains cas et une capacité à mobiliser davantage de partenaires autour de la table, même sur des sujets compliqués. De nouveaux moyens sont également prévus pour avancer : sur les 500 millions d’euros destinés au financement et au développement du secteur de l’économie solidaire, 100 millions d’euros seront alloués à sa reprise, « pour ainsi créer un effet relance à l’image des valeurs sociales et solidaires des entrepreneurs engagés ».

100 M€ de financements d’urgence par France Active

15 000 garanties rééchelonnées
10 000 prêts participatifs rééchelonnés

5 000 structures bénéficiaires du fonds UrgencESS

> 18,3 M€ >
10 000 emplois sauvegardés

300 entreprises soutenues grâce au prêt de relance solidaire (PRS)

> 10,1 M€ investis > 4 503 emplois consolidés


Découvrir tout Walter #27